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Lipany 2025 - Perspectives du comité

  • Photo du rédacteur: Mission Impact
    Mission Impact
  • il y a 7 jours
  • 3 min de lecture

2025, dernière édition de notre projet LIPANY. 

"Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement" (Ecclésiastes 7.8)

J'ai toujours eu un peu de mal avec cette phrase... Pourtant, ce verset s'est révélé juste pour notre projet missionnaire de trois ans.

 

Décider de partir soutenir une communauté rom en Slovaquie sur les plans humanitaire, social et ecclésial, c'est le défi lancé par Antonella et amoureusement relevé par le comité Mission Impact, une joyeuse bande de participants belges et français très motivés et toute une église débordant de dons d'amour, de prières et de soutiens pour "nos Roms". Le choix de Lipany relevait d'abord d'un nom que nous pouvions facilement prononcer, mais surtout de la difficulté de terrain, "le pire endroit" d'après les pasteurs du mouvement de l'Apoštolská cirkev na Slovensku : un camp rom de 600 personnes (aujourd'hui 800) en périphérie d'une petite ville à l'est de la Slovaquie

Défi relevé à grand prix : une communication difficile car les Roms parlent le romani slovaque oriental et peu parlent l'anglais ou l'allemand. Et puis, il y a la communication non verbale, comment ne pas faire d'impair culturel, comment être ferme avec des enfants qui nous arrachent le repas des mains, comment toucher la personne au-delà de la saleté accrochée, comment faire entendre le message à communiquer, celui de la Bible : "Soke mange mol tut but, avila tut liubao ta volisardem tut, goleke ka dav pala tute manusen, ka dav phuvien te sai zivi tu" (Esaïe 43.4).

Apprendre à travailler "à la rom", traduire "en dernière minute, avec les moyens du bord, au moins cher", avec une mentalité tellement éloignée de notre esprit occidental structuré. Apprendre à aimer celui qui te jette une brique sur le pied, celui qui te fait un doigt d'honneur... apprendre à gérer la fatigue, la nausée, le stress, les tensions, le découragement, la peur et les attaques du lion qui voulait mordre...

Et puis, un baume sur le cœur : l'église qui grandit, l'église qui se structure, l'église qui accueille et ne voit plus ceux du dehors comme "des animaux".

 

LipaFest : les enfants d'abord, puis les mamans, puis les anciens et enfin les papas qui se joignent à l'événement communautaire pour recevoir de la nourriture pour le corps et pour le cœur. En train d'essayer de grimer les enfants qui se bousculent, je me demande ce que je fais là... et en levant les yeux, je comprends : je vois Aristote prier pour un homme, je vois Gérald jouer au ballon avec les enfants, je vois nos infirmières gérer une crise d'épilepsie, je vois nos gars monter et démonter des tentes, je vois nos adotes danser avec les enfants, je vois ce vieux monsieur négligé venir me serrer la main avec un sourire édenté... et puis là, je sens une petite main se glisser dans la mienne ; c'est Melissa. Voilà ce que je fais là ! Et puis il y a Kevin, Alexandra, Maria, Nathalia & Natacha, Denis, Alina, Simona, Romana, Evangelina, Jan, Adam, Stacy... autant de précieuses destinées que nous confions à la grâce divine, qui repartent en serrant sur leur cœur leur Sveto Biblija.

 

La fin d'une étape pour notre mission. Nous avions promis de revenir, nous l'avons fait... mais là, c'était émouvant de dire que nous ne reviendrons plus. Tellement heureux et rassurés de savoir que notre partenaire Convoy of Hope ne partira que lorsque les choses auront changé sur place : une fois que les enfants seront nourris chaque jour, une fois que les mamans auront appris à laver leurs petits, une fois que les papas auront donné la priorité à leur famille en renonçant aux addictions, une fois que les médecins slovaques auront choisi d'accueillir les roms, une fois que la nouvelle Apoštolská cirkev na Slovensku, Zbor Lipany sera construite...

 

"Mai lačhi si e pharimos katar iek buchi sar lako anglalimos" (Eklesiastes 7.8)

 

Florence

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